henrinayrou.com

DAL: Courrier à François FILLON

décembre 1st, 2008

Vous trouverez ci-joint le courrier qu’ont envoyé Jean Marc AYRAULT, Martine AUBRY et Jean Pierre BEL au premier Ministre.

 

Ils y dénoncent la condamnation de l’association Droit au logement à qui la justice demande le paiement d’une amende 12000 euros pour avoir distribué des tentes à des personnes sans domicile fixe.

 

Ce jugement assimile la distribution de ces tentes à “l’abandon d’objets embarrassant la voie publique sans nécessité”.

 

Cette situation intolérable est bel et bien embarrassante pour le gouvernement mais nous sommes en droit de nous demander si la solution est encore la répression ou s’il n’y aurait pas d’autres moyens à mettre en oeuvre pour que tous nos concitoyens trouvent à se loger à des prix raisonnables et que plus aucun d’entre eux ne meure de froid durant ces longues nuits d’hiver.

lettre-a-francois-fillon.pdf

BUDGET EN BERNE DE L’ENSEIGNEMENT SCOLAIRE : Henri NAYROU ET L’ANEM AUDITIONNES PAR LE SENAT

novembre 24th, 2008

Nouveau président de l’Association Nationale des Elus de la Montagne, Henri Nayrou a été auditionné mercredi dernier par le rapporteur du Sénat sur le budget de l’enseignement scolaire, Monsieur Jean-Claude Carle. Le député de l’Ariège qui avait ,  au préalable ,  sollicité les divers représentants de la communauté éducative du département, a fait valoir la spécificité de la montagne en matière scolaire,  (  également valable pour les territoires ruraux ) , à la fois pour l’enseignement scolaire et pour les transports.
 
La délégation de l’ANEM a mis en avant les investissements consentis par les collectivités locales en matière d’équipement scolaire et périscolaire,  le respect que le Gouvernement doit aux classes uniques et aux regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) ainsi qu’au enseignants qui y travaillent, enfin l’ANEM a insisté sur ce que les écoles de montagne pouvaient mettre à disposition des urbains via un partenariat qui a déjà existé au niveau des classes transplantées.
 
A la fin de son exposé, le président de l’ANEM a dit au sénateur Carle que les élus de la montagne ont beau avoir des idées, elles resteraient lettre morte s’il n’y avait pas des moyens en face des projets. Or, avec les 13.500 suppressions de poste, les conflits liés au service d’accueil et autres vexations, le ministre de l’éducation nationale Xavier Darcos a choisi son camp. Il va refuser une fois de plus les moyens budgétaires et humains dont ont tant besoin et les écoles et les petits montagnards dans leurs écoles et  dans une république solidaire   

Voir le rapport de l’ANEM : ecole-et-montagne.pdf

Henri NAYROU S’INSURGE CONTRE LA MORT PAR ETOUFFEMENT DE France TELEVISION

novembre 20th, 2008

  

Membre de la commission spéciale sur les deux projets de loi traitant de l’audiovisuel, Henri Nayrou a constaté avec surprise que plus les débats avançaient à l’Assemblée Nationale et moins le Gouvernement et la majorité UMP étaient décidés à donner au service public les moyens de sortir par le haut de la situation de crise actuelle. Une situation en état de désastre financier et humain qu’a créé la décision de Nicolas Sarkozy de supprimer il y a 11 mois la publicité à France Télévision.

  

D’emblée, le compte n’y était pas pour un manque à gagner de 900 millions d’euros. Mais depuis mardi dernier, le compte y est encore moins, puisque le Gouvernement vient de décider d’abaisser le pourcentage des recettes publicitaires de TF1 et M6 de 3% à 1,5% tandis qu’au fur et à mesure que l’échéance de vérité se rapproche, la contribution des opérateurs de télécommunications a tendance à diminuer comme neige au soleil.

  

Deux brefs commentaires de Henri Nayrou: « Le service public audiovisuel voit sa mort par étouffement programmée à terme et le pouvoir Sarkoziste vient de faire un nouveau cadeau à ses amis des chaînes privées TF1 et M6, pool désormais renforcé par le groupe Bolloré, vous savez, le pote du yacht et des jets… »

  

Grève du 20 Novembre: Service minimum

novembre 19th, 2008

Vous trouverez ci-dessous le communiqué de l’Union Départementale des Elus Socialistes et Républicains de l’Ariège concernant le service minimum dans les écoles auquel j’adhère totalement.

 

Henri NAYROU

 

 

Communiqué de presse du 18 novembre 2008  

  

  Le 20 novembre, service minimum d’accueil dans les écoles 

UNE LOI INAPPLICABLE

  

L’Union Départementale des Elus socialistes et Républicains communique :

Lors de son vote à l’Assemblée nationale, les élus socialistes et républicains s’étaient fortement opposés au principe de la mise en œuvre du mal nommé « Service Minimum d’Accueil » puisqu’il ne s’agit pas d’un vrai service minimum mais du remplacement des enseignants en grève par du personnel municipal, notamment, pour la raison principale que l’Etat imposait aux communes la responsabilité de pallier les conséquences des conflits qu’il aurait déclenché avec l’Education Nationale.

Il s’avère que ce service minimum d’accueil est inapplicable.

Pour deux raisons évidentes :

- Une loi totalement inadaptée au dispositif à mettre en œuvre : les règles relatives au statut de la fonction publique territoriale prévoient que la commune ne peut confier aux personnels municipaux des missions que dans le cadre de leur statut, comme l’a confirmé récemment le cabinet du Ministère de l’Intérieur.

- Un risque potentiel pour la sécurité des enfants :

Comment, par exemple, ces agents qui n’ont pas accès aux registres de présence des élèves pourront assurer une surveillance sans connaissance particulière de chacun et de leur autorité parentale

Aujourd’hui le taux d’encadrement nécessaire n’est fixé par aucun texte, en cas d’accident, le maire devra supporter les conséquences d’une situation qui ne relève pas de sa décision mais qui au final sera soumise à l’appréciation des juges

  

Les élus socialistes et républicains de l’Ariège

-dénoncent une loi de circonstance votée à la hâte dont la mise en œuvre fait courir des risques à nos enfants.

-estiment que les conditions ne sont pas réunies pour appliquer cette loi.

En conséquence, le 20 novembre, en cas de grève des enseignants, nos écoles ne pourront que rester fermées.

L’U.D.E.S.R. 09

 

 

BUDGET MISSION SPORT JEUNESSE VIE ASSOCIATIVE

novembre 7th, 2008

Le débat budgétaire reste un moment fort de la vie parlementaire.

 
 L’examen détaillé des crédits est assuré par les rapporteurs spéciaux de la commission des finances auxquels la loi organique accorde de larges pouvoirs d’investigation.

 
Henri NAYROU a été désigne pour les cinq années de législature rapporteur spécial sur les crédits du budget Sport, jeunesse et vie associative et c’est dans ce cadre qu’il a élaboré son rapport budgétaire après avoir auditionnés des personnes qualifiées comme le président de l’Agence française de lutte contre le dopage ou encore le président du Comité national olympique du sport français.

 
Sur proposition de la commission des finances, une liste de budgets sont examinés chaque année en commission élargie, c’est à dire au cours d’une réunion commune de la Commission des finances et de la commission saisie pour avis, en présence du Gouvernement et dans des conditions de publicité analogues à celles de la séance publique C’était le cas cette année pour la mission « Sport, Jeunesse et Vie Associative » qui a donc fait ensuite l’objet en séance publique que d’un très bref débat suivi de l’examen des amendements et du vote des crédits.

 
 
 
 
 
BUDGET MISSION SPORT JEUNESSE VIE ASSOCIATIVE COMMISSION ELARGIE DU JEUDI 30 OCTOBRE 2008 - 9 H

 
INTERVENTION HENRI NAYROU Rapporteur spécial Commission des Finances


 Monsieur le Ministre, Monsieur le Président de la Commission des Finances, Chers Collègues,

 
Je tiens tout d’abord à remercier les services du Ministère de la Santé, de la jeunesse et des sports qui ont répondu au questionnaire budgétaire avant la date limite du 10 octobre.

 
L’objet de mon rapport, que vous avez à disposition, est, après avoir examiné les principales mesures de ce projet de budget, de retracer, au travers chaque programme de la mission, les orientations de politique publiques sur lesquelles il s’appuie.

Rapidement, les chiffres clés de la mission : 52 millions d’euros en moins pour le secteur /Sport, jeunesse et vie associative /: c’est ce que prévoit le projet de loi de finances pour 2009. Il intervient dans un double contexte de récession économique, qui contraint les décideurs publics, et de modernisation des politiques publiques.

 
Si l’on reprend la présentation astucieuse mais contestable des ministres successifs, visant à amalgamer aux crédits de l’État ceux du Centre national de développement du sport /(CNDS), 996 millions d’euros sont prévus pour cette mission en 2009 contre 1 048 millions d’euros en 2008. Ces 996 millions d’euros se décomposeraient en 787 millions d’euros de crédits budgétaires et 209 millions d’euros venus du CNDS.

Les 787 millions d’euros constituent la part de l’État stricto sensu, en très légère progression par rapport à 2008 (782 millions d’euros). Mais sur la durée, la tendance serait inversée, puisque 768 millions d’euros sont prévus en 2010 et 757 millions d’euros en 2011. Le désengagement de l’État est donc désormais assumé et programmé. Le modèle budgétaire du sport français que vous nous présentez avec les programmes « Jeunesse et Vie Associative » a donc dépassé le stade du danger, en route sur la pente savonneuse qui conduit du désengagement au déclin, à l’abandon.

 
Je rappelle ici les mauvaises nouvelles :

 
-         budget de la mission en augmentation d’un millimètre d’euro pour 2009 mais prévu en 2010 et 2011 en recul accentué.

-         moyens du CNDS en forte baisse — 21%- total cumulé affiché à -5%

-         politiques « Jeunesse et Vie Associative » sacrifiées financièrement à -11%

 
Ces 4 constatations conduisent à une évidence triste comme le temps d’aujourd’hui, le dédain pour le sport du candidat devenu Président de la République qui promettait sur les estrades un budget Sport à 1% soit 3MD EUR

 
Et pourtant, on est là dans un domaine à 34 millions de pratiquants, ce qui n’est pas rien. Oui, 34 millions de sujets, sans compter les sujets de mécontentement, liste dans laquelle j’en ai relevé sept particulièrement significatifs :

 
1)      la disparition quasiment programmée des services déconcentrés Jeunesse et Sport, condamnés à dilution dans le poison de la RGPP.

2)       Les comparaisons cruelles entre le coût exponentiel du Droit à l’image collective(13MEUR en 200521MEUR en 2006,26MEUR en 2007,32MEUR en 2008 et en 2009 , en attendant des économies supposées de l’ordre de 4 MEUR pour 2010), des chiffres donc à mettre en parallèle avec les 22MEUR pour la promotion du sport pour le plus grand nombre, les 7,6MEUR pour la lutte anti-dopage ou les 15 MEUR pour le développement de la vie associative en baisse de 17%.

3)       Les références incantatoires à l’engagement du privé : le 5 septembre dernier vous déclariez Monsieur le Ministre, ” que c’est le privé qui fera progresser le sport français. ” Sur la foi des exemples bancaires, il y a du souci à se faire et sur les opérations PPP Partenariat Public Privé, que vous envisagez, faites-moi confiance pour compter les sous à la fin de la foire…

4)      on a noté beaucoup de discrétion pour les programmes déclarés vertueux en 2008 en direction des scolaires et des quartiers sensibles. A ce sujet, j’avais fait savoir lors des réunions du CNDS que ces missions essentielles devaient incomber à l’Etat plutôt qu’au CNDS, à la fois pour des questions d’éthique et pour les mises en application sur le terrain.

5)      diminution très regrettable des moyens accordés à l’AFLD qui font assez mauvais genre alors que le fléau continue de rôder

6)      Sport-Santé ou le message brouillé : collés à Paris, séparés en Région au titre de la RGPP !

7)      Collectivités Territoriales : leur contribution pour le sport 7 approche les 9 Milliards d’EUR et l’Etat les accuse de dépenser trop ! Ah il est bien placé l’Etat pour donner des leçons ! J’arrête là, juste avant l’apocalypse.

 
En résumé, ce budget n’exprime aucune vision prospective pour le Sport Français en regard, c’est le cas de le dire de l’apport décisif d’une politique sportive et associative ambitieuse pour le lien social et humain, pour la santé, pour l’éducation, pour l’économie et même pour l’image et le fun

-  aucune perspective pour la gouvernance de demain.

- aucune lueur d’espoir, aucun acte de foi pour les moyens désespérément en berne.

Henri NAYROU: UN BUDGET DU SPORT EN PERDITION

novembre 5th, 2008

Rapporteur spécial du budget du Sport, Jeunesse et Vie Associative au titre de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale, Henri  Nayrou a vivement critiqué le format budgétaire de Bernard Laporte, secrétaire d’Etat en charge de ce département ministériel.

 
Un budget qui baisse de 5% par rapport au précédent qui n’était déjà pas brillant, avec des suppressions de crédits très importantes sur la jeunesse et la vie associative, ce qui ne manquera pas de se répercuter rapidement sur les activités associatives en Ariège dès 2009.

 
Le député-rapporteur, a également stigmatisé la disparition des services déconcentrés de la Jeunesse et des Sports, appelés à se fondre soit dans un nouveau service de la préfecture soit rattachés à la Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports, c’est loin, très loin des préoccupations des bénévoles qui font vivre l’activité sportive.

Henri Nayrou a regretté que le droit collectif à l’image qui permet à des sportifs très bien payés de ne pas être imposés sur 30% de leur salaire exorbitant, ne soit pas assujetti à une obligation de contrepartie. Il avait notamment proposé par un amendement d’obliger les champions ainsi pourvus de cadeaux fiscaux et sociaux de se prêter à des opérations d’intérêt général, notamment dans des actions de lien social, de solidarité et de prévention, ce d’autant plus que les 26 millions que coûte cette mesure impactent directement le budget du sport. Un amendement refusé par B Laporte qui ne jure que par le sauvetage du sport français par le privé. Avec la crise bancaire, on voit ce que cela a donné, donne et donnera…

 
Un budget du sport donc qui est loin, très loin des promesses de campagne du candidat Sarkozy. On connaît le refrain, paroles paroles paroles…

Henri NAYROU DEFENSEUR DES COMMUNES RURALES ET DES MONTAGNES

novembre 5th, 2008

Nouveau président de l’Association Nationale des Elus de la Montagne depuis le 23 octobre dernier, Henri Nayrou a, mercredi dernier, défendu âprement les intérêts financiers des petites communes de montagne et de la ruralité à l’occasion de l’examen du budget des collectivités territoriales.

  

Face à la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, le député ariégeois a proposé de faire bénéficier les collectivités, qui vont subir des contraintes à incidence financière au titre du Grenelle de l’Environnement, d’une part supplémentaire dans les dotations d’Etat. En effet, les ruraux et les montagnards qui vont jouer le jeu de ce même Grenelle de l’Environnement, la plupart du temps aux dépens de leur possibilités budgétaires, estiment que ces efforts valent des contreparties.

  

La ministre a admis le bien fondé des demandes de l’ANEM mais elle n’a pas voulu répondre favorablement pour le moment à ces amendements car elle craignait manifestement que d’autres territoires spécifiques formulent les mêmes requêtes.

  

Henri Nayrou a alors indiqué que les communes concernées reviendront à la charge jusqu’à ce qu’elles obtiennent satisfaction. Il est impensable, à son avis, qu’elles ne parviennent pas à leurs fins, au nom de la justice. Il a terminé son propos en rappelant un proverbe anglais : celui qui commande la musique doit payer les pipeaux…

EMPLOIS AIDES : SARKOZY ET L’UMP MANGENT LEUR CHAPEAU !

novembre 3rd, 2008
Henri Nayrou communique :  

 La Crise qui s’installe durablement en France aura des effets négatifs sur l’activité, l’emploi, le pouvoir d’achat, le moral des ménages et des entrepreneurs mais aussi sur les dogmes en matière politico-économique.

Vous vous souvenez sans aucun doute de tout le mal que pensaient M .Sarkozy et sa suffisance, les libéraux et leur assurance, l’UMP et son arrogance, de tout ce qui se rapprochait du traitement social du chômage et de tous ces gens de gauche qui ne savaient que créer des emplois aidés, non issus du sacro-saint marché et coûtant cher à l’Etat.

Et voilà que face à la déferlante  de la récession, le Président de la République est contraint, je dis bien contraint, à annoncer il y a quelques jours dans les Ardennes le retour ou plutôt le recours à ces si détestés contrats aidés, 100.000 de plus, comme l’avaient fait auparavant tous ceux qui pensaient qu’il n’y avait point de salut hors du marché.

Ainsi se rappelle t-on de la piteuse reculade de la maison UMP en 2005 avec le plan de cohésion sociale  de M. Borloo (il coûtait cher à l’Etat, celui là aussi…) après que Raffarin ait supprimé tant de contrats  emplois - solidarité . Le chômage était passé de 8,6 à la fin 2001 à 10,2 en avril 2005. .. 

Même attitude butée, dogmatique et globalement préjudiciable  aux intérêts supérieurs de la nation pour tout ce qui concerne les pseudo recettes -miracles de M . Sarkozy sur le thème « travailler plus pour gagner plus » et débouchant sur la défiscalisation des heures supplémentaires dans la calamiteuse loi TEPA de juillet 2007 avec bouclier fiscal et allègement de patrimoine pour les plus riches.

Aujourd’hui, on mesure les effets tristement pervers de cette loi Sarkozy pur jus, les patrons préférant payer les heures supplémentaires et empocher les exonérations plutôt que d’embaucher. L’opposition l’avait pourtant prédit, mais les thuriféraires UMP  de France  et d’Ariège , sarkozystes pur sucre eux aussi,  nous l’avaient reproché.

On voit aujourd’hui le résultat  aux dépens de la France.

Moralité, il ne faut jamais se moquer du crocodile avant d’avoir traversé  la rivière.

HENRI NAYROU DANS LA COMMISSION SPECIALE DE L’ASSEMBLEE POUR LA LOI SUR LA TELE

novembre 3rd, 2008

Henri Nayrou vient d’être nommé dans la commission spéciale de l’Assemblée Nationale qui est chargée d’examiner le projet de loi relatif à la nomination des présidents des sociétés publiques audiovisuelles et du projet de loi sur le nouveau service public de la télévision.

Présidée par Jean-François Copé, cette commission s’est déjà réunie mercredi dernier et va commencer ses travaux dès le début novembre pour un passage dans l’hémicycle le 25 novembre.

Chacun sait l’importance que revêt ce texte de loi pour le devenir de la télévision publique. Et en sa qualité d’ancien journaliste, Henri Nayrou sera à sa place dans cette commission.

24ème congrès de l’ANEM

octobre 29th, 2008

Les élus de la montagne réunis en congrès les 23 et 24 octobre à Saint-Flour ont réaffirmé avec force la nécessité de dispositifs spécifiques pour préserver l’avenir des populations et des territoires de montagne.
 
Marqué par la présence de Gérard LARCHER, président du Sénat, des secrétaires d’Etat Hubert FALCO  ( aménagement du territoire ) et Alain MARLEIX  ( collectivités locales ) , ainsi que par les messages vidéo de Danuta HUBNER, commissaire européenne et de Michel BARNIER, ministre de l’Agriculture et de la pêche, le 24e congrès de l’Association Nationale des Elus de la Montagne a rassemblé plus de 600 maires, conseillers généraux, conseillers régionaux et parlementaires, du 23 et 24 octobre à Saint-Flour dans le Cantal.
 
Ce congrès a également été l’officialisation de la passation de pouvoir entre Martial SADDIER, Président sortant de l’association, et Henri NAYROU qui est revenu longuement sur les difficultés rencontrées par les zones de montagne lors de son discours d’investiture à la tête de cette association.
 
Avec l’adoption de 8 motions, les élus de la montagne ont réaffirmé avec force, la nécessité de dispositifs spécifiques pour préserver l’avenir des populations et des territoires de montagne, au niveau national aussi bien qu’au niveau communautaire. Préalablement, face à la crise sans précédent que traverse l’agriculture de montagne, les élus et les agriculteurs ont adopté une motion commune pour le sauvetage immédiat de l’élevage  afin d’assurer demain la permanence d’une agriculture durable de montagne.
 
A l’heure de la présidence française de l’Union européenne, le congrès a permis d’évoquer la place de la montagne en Europe, les élus exigeant que l’action de la Commission européenne aille au-delà de la cohésion territoriale en adoptant un Livre vert sur la montagne dont le principe a été accepté par le président de la Commission José Manuel BARROSO de même qu’ils souhaitent  l’élaboration d’une directive - cadre sur les services d’intérêt général.
 
Très inquiets de la réorganisation en cours des services publics et au public en France, les élus ont indiqué que la montagne ne peut être sacrifiée  sur  l’autel de la  Révision Générale des Politiques Publiques ( RGPP  ) . Ils ont rappelé notamment que l’accès aux soins de proximité est un droit pour les populations permanentes et saisonnières, une garantie de vitalité économique et sociale pour les territoires, une exigence de solidarité nationale, le critère des 45 minutes devant être consacré par le législateur.
 
A propos du déploiement de la télévision numérique, ils exigent un groupe de travail avec le Conseil supérieur de l’audiovisuel pour en analyser précisément les conséquences pour la montagne.
 
Sur le plan environnemental, conscients de l’extraordinaire potentiel de leurs territoires et soucieux de le préserver, ils ont adressé 9 propositions à Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire et demandé plus de cohérence dans les décisions relatives aux énergies renouvelables en demandant le renouvellement de la concession du barrage hydroélectrique de Poutès, en Haute-Loire.
 
Réagissant aux orientations contenues dans les projets de loi finances pour 2009 et de programmation des finances publiques pour les années 2009 à 2012, les représentants des collectivités territoriales ont exhorté l’Etat à une plus grande solidarité financière pour les zones de montagne.