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15 novembre 2008

Reims : le congrès des dupes ?

2919108548_b5b751254d Le congrès de Reims bat son plein. Les orateurs à la tribune entretiennent le feu tandis que dans les couloirs les négociations vont bon train. La fumée blanche d’une synthèse s’éloigne, mais la nuit peut être propice à toutes les surprises. Le rassemblement des motions Delanoë, Aubry et Hamon a du plomb dans l’aile, tandis que Royal, bravache, affirme sa détermination à aller devant les militants pour qu’ils tranchent le nœud gordien. Un congrès socialiste a sa mise en scène, son rythme, ses rebondissements, ses coups d’éclat et au final sa conclusion au petit matin qui souvent ne fait que confirmer la relativité de l’exercice. Cela dure depuis plus de cent ans, pourquoi en irait-il différemment aujourd’hui ? La crise ? Quelle crise ? Celle du socialisme ? De la finance ? Du capitalisme ? Mais il en a toujours été ainsi ! Je relisais les discours prononcés au XXXe congrès de la SFIO à Paris en 1933. Les orateurs évoquaient déjà la crise du socialisme et la fin du capitalisme. Certains, comme Adrien Marquet (député-maire de Bordeaux) ou Marcel Déat (député de Paris), voulaient remettre de l’ordre et de l’autorité, rénover le vieux parti et bousculer un peu les dogmes pour épouser leur époque. Léon Blum n’hésitait pas devant tant d’audace à se dire « épouvanté » par ces néo-socialistes. La querelle des anciens et des modernes tourna à l’avantage des premiers. Ce qui permit ensuite le rassemblement populaire du 14 juillet 1935 et le triomphe l’année suivante. Il en fut de même à la fin des années soixante-dix entre la gauche dite « archaïque » conduite par François Mitterrand et la seconde gauche « moderne » incarnée par Michel Rocard. La victoire de la première entraîna l’alternance politique de 1981. Il en est ainsi au parti socialiste quand la querelle entre les anciens et les modernes s’exacerbe, le débouché politique est proche. Une seule condition semble toutefois nécessaire : que les anciens l’emportent et sachent ensuite rassembler. Ce congrès, qui a toutes les chances d’être une fois de plus celui des dupes, peut-il encore remplir cette fonction ? Une nuance de taille existe toutefois : en 1933 ou en 1979, le parti socialiste n’avait pas de réel problème de leadership. Blum ou Mitterrand avaient le charisme suffisant pour imposer leurs vues à défaut de faire taire toute contestation

13 novembre 2008

Travailler le dimanche ? Non, merci !

Le Président de la République veut développer le travail du dimanche au prétexte d’accorder aux Français une liberté supplémentaire : celle de pouvoir « aller faire (ses) courses dans des magasins qui sont ouverts et pas systématiquement fermés ». C’est toujours très simple, pour ne pas dire binaire, avec Nicolas Sarkozy. Les Français veulent faire leurs courses le dimanche (ce qui reste à démontrer), ouvrons les magasins. On trouve alors un brave député UMP,  bien instrumentalisé par le lobby des grandes surfaces, qui a envie de faire parler de lui, et c’est parti. Richard Mallié, député des Bouches-du-Rhône, dépose au mois d’août une proposition de loi qui va dans ce sens. La crise financière tombe à point pour allumer le deuxième étage de l’argumentation : « ouvrir les magasins le dimanche, c’est un jour de croissance en plus et un regain de pouvoir d’achat ». Et pourtant, rien n’est moins sûr. Pour la plupart des experts économiques, l’ouverture des commerces le dimanche n’entraînerait qu’un déplacement de l’activité commerciale. Les achats effectués ce jour-là ne le seraient plus en semaine et les grandes chaînes de magasins pouvant rester ouvertes sept jours sur sept en seraient les seules bénéficiaires. Quant aux salariés l’extension du travail dominical risque de se traduire par de nouvelles contraintes rendant illusoire la liberté de choix. Rien n’empêchera, par exemple, un directeur de magasin de préférer à l’embauche un employé qui accepte de travailler le dimanche plutôt que celui qui le refuse. Il est alors clair que le travail le dimanche deviendra de fait une obligation. En plus, la question ne se pose pas seulement en termes de pouvoir d’achat. C’est aussi celui du choix de vie. Est-il absurde de penser que le dimanche puisse être réservé à des activités éloignées de la consommation : sport, repos, spiritualité, convivialité, vie de famille ? N’y aurait-il pas une contradiction de fond à supprimer l’école le samedi matin  pour que les enfants puissent rester avec leurs parents, comme l’a affirmé le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos, et envoyer les salariés travailler le dimanche pour qu’ils puissent arrondir leur fin de mois, comme le souhaite le ministre du Travail Xavier Bertrand ? En fait, aucun argument ne justifie le travail généralisé le dimanche, sauf à vouloir favoriser les grandes surfaces au détriment du commerce de proximité. Jusqu’où la consommation de masse imposera-t-elle à notre société ses normes avec la complicité d’hommes politiques qui ont perdu tout sens des valeurs humaines ? Résistons !

05 novembre 2008

Obama : du rêve à la réalité

Obamagrad

Au-delà de sa portée symbolique, la large victoire de Barack Obama ne peut faire oublier les difficultés qui attendent le nouveau président des Etats-Unis. Il ne suffit pas de promettre le changement, encore faut-il l’accomplir. Une large majorité d’Américains a souhaité la rupture avec les années Bush et l’émergence d’une Amérique nouvelle incarnée par le sénateur noir de l’Illinois. Si le candidat Obama s’est bien gardé tout au long de sa campagne de faire des promesses démagogiques, il n’en doit pas moins aujourd’hui relever de nombreux défis : relance de l’économie américaine, construction d’un nouveau système de santé, aide aux plus démunis, retrait d’Iran et d’Afghanistan, prise en compte du réchauffement de la planète… La présidence Obama peut changer profondément l’image ternie des Etats-Unis dans le monde. Elle peut aussi être celle de toutes les désillusions. Tout dépendra de la capacité du nouveau président à mener de front les réformes annoncées avec conviction pendant la campagne électorale. Les Américains n’attendent pas des miracles. Ils veulent simplement que l’espoir soulevé ces derniers mois trouve un débouché politique. Cela est toujours le plus difficile.

Nicolas Sarkozy : une conversion en trompe-l’œil

Nicolas Sarkozy est satisfait. La crise financière lui permet de se donner une image de grand pourfendeur du capital après en avoir vanté les louanges et goûté les plaisirs sur les ponts des yachts de ses amis. Le libéral, qui voulait introduire en France pendant la campagne électorale des prêts hypothécaires à l’américaine, se serait-il converti en quelques semaines au retour de l’Etat dans la sphère économique et sociale ? Rien n’est moins sûr si on y regarde de près. Toutes les mesures prises ces derniers jours n’ont que l’apparence d’un retour de la puissance publique. Les 360 milliards d’€ du plan de sauvetage des banques ne peuvent être assimilés à un investissement de l’Etat dans le système bancaire français, il s’agit seulement d’une caution. Les 10 milliards d’€ réellement mis à disposition auprès des banques par l’Etat correspondent à un prêt qui ne va pas jusqu’à une prise de participation de ce dernier. Il se prive ainsi de tout moyen de contrôle efficace en n’entrant pas dans les conseils d’administration de ces établissements bancaires par le biais d’une « nationalisation partielle ». Les Américains et les Britanniques, pourtant réputés ultra libéraux, n’ont pas hésité à nationaliser les grandes banques ou certains organismes de crédit en difficulté. Nicolas Sarkozy a beau vouloir mobiliser les trésoriers payeurs généraux pour vérifier que l’argent public est bien employé, cette mesure ne sera pas d’une grande efficacité faute de pouvoir peser sur les choix stratégiques des dirigeants des banques. Le Président le sait pertinemment. Il fait de la communication en espérant que le pic de la crise financière est derrière nous. En revanche, ce qui est bien devant nous, c’est la crise économique et sociale. Là encore, il faut donner l’impression que l’Elysée anticipe et fait tout pour endiguer les suppressions d’emplois. Rien de tel pour cela qu’un bon vieux discours volontariste : tout dans le style, mais pas grand-chose sur le fond. Le plan exceptionnel de relance de l’emploi devra se contenter de quelques mesures pas très fraîches, à l’exemple du retour en force des emplois aidés, mais qui ne sont pas à la hauteur des enjeux. On peut une fois encore constater que Nicolas Sarkozy renie ses déclarations de campagne et revient sur la suppression de ces emplois en très grande partie financés par la puissance publique, mais dans le même élan il fait tout pour relativiser la portée de sa mesure en expliquant qu’on ne fera que revenir au nombre d’emplois aidés qui existaient sous le gouvernement Villepin. Il est clair que le Président de la République ne s’est pas converti aux vertus de l’Etat-providence, ni même à un keynésianisme tempéré. Il n’en revendique pas moins son pragmatisme, mais dans les faits il maintient le cap idéologique libéral qui a toujours été le sien. Il poursuivra sa politique de démantèlement du service public : la révision générale des politiques publiques (RGPP) sera accélérée avec pour objectifs de continuer à faire le plus d’économies possibles, 13 500 postes d’enseignants seront supprimés au budget 2009, La Poste verra l’ouverture de son capital, première étape vers sa privatisation. Une seule concession néanmoins : on laissera filer un peu le déficit budgétaire, comme avait pu le faire sans le dire Ronald Reagan aux Etats-Unis dans les années quatre-vingt, mais sans pour autant mettre en place une politique de relance. La France et les Français ont du souci à se faire !

21 octobre 2008

Quand le Sénat prend la défense de la loi SRU

Escalierhonneur428_079_lp Les sénateurs viennent de faire la démonstration de l’utilité d’une deuxième chambre. En refusant hier de voter à une écrasante majorité l’article 17 du projet de loi sur le logement présenté par Christine Boutin, ils confirment leur attachement à la loi SRU qui prévoit, à son article 55, un quota obligatoire de 20% de logements sociaux dans nos villes.

En effet, les sénateurs ont adopté, par 314 voix contre 21, cinq amendements identiques de suppression de l’article 17 du texte de la ministre du Logement qui visait à comptabiliser l’accession sociale à la propriété dans le quota de 20% de logements sociaux. Ces amendements avaient été déposés par le rapporteur UMP de la Commission des Affaires économiques, par les groupes PS, PCF, Union Centriste et cinq sénateurs UMP.

Du texte d’origine, il ne restera au final pas grand-chose. On ne peut d’ailleurs que s’en réjouir. Le projet a été largement réécrit par les sénateurs pour tenter d’accentuer la construction de logements sociaux. Un amendement donne au préfet le pouvoir de préempter des terrains pour contraindre les communes à agir. Les objectifs de logements à construire fixés dans les programmes locaux de l’habitat seront désormais détaillés commune par commune. Les sénateurs ont aussi confié aux communes plutôt qu’aux propriétaires la possibilité de déroger aux règles locales d’urbanisme pour agrandir des constructions.

En revanche, les sénateurs de la majorité ont voté la réduction de trois ans à un an du délai de sursis maximum qui peut-être accordé pour les expulsions. Il ne faut tout de même pas scier la branche sur laquelle on est assis. La révolution ? Oui, mais avec modération. Sénat oblige !

10 octobre 2008

Les « Continental » s’offrent le Mondial de l’automobile

Liquid12 Un groupe de salariés de Continental-Rambouillet ont manifesté aujourd’hui au Mondial de l’automobile à Paris. Ils y ont montré une belle énergie combative en réussissant à capter l’attention des médias nationaux. France-Inter à 13 h et France 2 à 20 h ont rendu compte de la situation de l’entreprise rambolitaine. La France entière sait aujourd’hui qu’un plan social entraînant la suppression de 382 postes a été annoncé par la direction. En pleine crise financière, la délocalisation d’une grande partie de la production de l’entreprise en Tunisie n’est donc pas passée inaperçue. A l’heure où l’Etat met plusieurs milliards d’euros sur la table pour sauver le secteur bancaire français, il laissera une fois de plus tout un pan de l’industrie française disparaître. La rencontre entre les représentants du personnel de Continental-Rambouillet et le ministre de l’Emploi Xavier Bertrand n’a pas été d’une grande efficacité. Il est vrai qu’éructer contre le système capitaliste quand on a été si longtemps ses serviteurs zélés relève de la gesticulation. Les salariés de Continental doivent d’abord compter sur leurs propres forces et ne pas se laisser abuser par les propos lénifiants d’un ministre que personne ne connaît en Europe et dont la sphère d’influence ne dépasse guère le territoire d’une sous-préfecture.

08 octobre 2008

Projet de loi Grenelle de l’environnement : amendement pour l’Ile-de-France

A la veille de l’ouverture des débats sur le projet de loi dit Grenelle 1, Jean-Paul Huchon, Président du conseil régional d’Ile-de-France, souligne l’importance des défis environnementaux et sociaux dans le développement de

la Région.

Ce projet de loi, fruit des débats qui ont fait consensus il y a un an, ne se traduit plus par des mesures à la hauteur des enjeux. Jean-Louis Borloo, ministre en charge de le défendre, est pris en tenaille entre le respect de ses engagements et les assauts répétés des anti-environnementalistes. Le projet de loi Grenelle 1 va dans le bon sens mais doit être enrichi et renforcé.

En effet, la crise financière, qui a un impact sur l’économie réelle, impose de la part du gouvernement des réponses plus fortes, notamment en matière de développement des transports en commun, de soutien à l’économie verte ou de lutte contre les nuisances (pollution sonore, de l’air ou de l’eau). Il appartient au gouvernement de définir les ressources nécessaires à la mise en œuvre de ces priorités.

Dans le contexte propre à l’Ile-de-France, Jean-Paul Huchon renouvelle sa demande d’un appui déterminé du gouvernement à la réalisation du « Plan de mobilisation en faveur des Transports publics en Ile-de-France » (17 juin 2008) et à ses projets prioritaires : Arc Express, désaturation de la ligne 13, prolongement d’Eole à l’Ouest, rocades ferroviaires en grande couronne…

Il juge nécessaire de définir de nouvelles ressources fiscales locales, notamment une taxation des plus values foncières et immobilières et une évolution de la réglementation applicable au versement transports.

Le groupe socialiste de l’Assemblée Nationale défendra dans ce sens un amendement à l’article 13 du projet de loi pour rendre aux collectivités leur compétence d’autorités organisatrices des transports (via le STIF pour l’Ile-de-France) et les doter des moyens nécessaires.

27 septembre 2008

Le SDRIF est adopté

A l’issue d’une concertation exemplaire et après l’avis favorable à l’unanimité de la commission qui avait en charge l’enquête publique, nous avons adopté jeudi soir notre projet de schéma directeur par 148 voix pour et 58 voix contre*. Il engage le développement de la région pour les trente ans à venir. Il reste dès lors au gouvernement, selon la loi, à transmettre ce document au Conseil d’Etat afin qu’un décret permette sa mise en application.

Les débats lors de cette séance ont été sans surprise. Les orateurs de la majorité régionale, rejoints par ceux du Modem, se sont évertués à montrer tout le bien qu’ils pensaient du schéma d’aménagement, tandis que ceux de la minorité ont entonné le chant du cygne. Il fut toutefois particulièrement malaisé pour ces derniers de tenir une position cohérente dans la mesure où lors des débats antérieurs ils avaient approuvé ses grandes orientations. Ils leur restaient donc à dénoncer un prétendu manque d’ambition

La reconstruction de la ville sur la ville, la polarisation de l’espace, le renforcement de l’attractivité du territoire, la réduction des disparités spatiales et sociales, la protection des espaces agricoles et naturels et cela, avec pour objectifs concrets, la construction de 60 000 logements par an, le développement des transports en commun (tout particulièrement ceux de banlieue à banlieue), une meilleure répartition de l’activité économique à l’échelle de la région ne seraient-ils pas des projets ambitieux ?

Ils s’accrochèrent donc, comme les naufragés à leur planche, à la fameuse hypothèse de 2% de croissance inscrite dans le SDRIF qu’ils jugent trop faible. Ils en voulaient 5. Pourquoi 5 ? Mystère ! Le chiffre sonne bien peut-être. Il vient du secrétaire d’Etat à la région capitale dont la lettre de mission présidentielle est d’empêcher la gauche de réussir en Ile-de-France.

Il n’a pas été très difficile de faire la démonstration qu’une telle hypothèse, alors même que le gouvernement à toutes les peines du monde à afficher aujourd’hui une croissance de 1% dans la préparation de son budget, n’était pas crédible. Le volontarisme ne fait pas tout, sinon à gonfler artificiellement les taux. Mais cela ne dure que ce que vivent les roses et les désillusions sont souvent cruelles.

L’UMP régionale, flanqué du Nouveau Centre, semble aussi ne pas avoir compris que nous avons changé d’ère. La croissance ne peut plus se concevoir comme dans les années 1960. La quantité n’est plus un objectif en soi. C’est la qualité qui aujourd’hui doit primer. Aussi Le SDRIF offre-t-il un nouveau modèle de développement à suivre pour la région Ile-de-France.

Il est dommage que ces élus, pour des raisons de tactiques politiciennes et largement instrumentalisés par l’Elysée, soient ainsi restés sur des positions d’un autre âge. Il y a fort à parier que le gouvernement, mis en échec après l’adoption du SDRIF, tente de changer les règles du jeu. Le secrétaire d’Etat à la région capitale fera, à n’en pas douter, des propositions dans ce sens.

*

  • Pour :    PS, PC, MRC, PRG, Verts et Modem
  • Contre : UMP, Nouveau Centre, Front National

20 septembre 2008

Les « Continental » contre-attaquent

Dsc00002 Près de quatre cents personnes ont défilé hier dans les rues de Rambouillet pour le maintien de l’emploi sur le site de Continental. Le succès de cette manifestation, organisée par les représentants du personnel, témoigne aujourd’hui de la volonté de ne pas accepter l’inacceptable, c’est-à-dire la disparition pure et simple de l’entreprise du paysage rambolitain.

Les employés de Continental ont ainsi réaffirmé qu’ils n’étaient pas des victimes expiatoires d’un système qui broie les hommes et fait la part belle au capital. Le plan social, dit pudiquement « Plan de sauvegarde de l’emploi », que devrait bientôt annoncer la direction de l’entreprise, ne peut servir d’alibi aux erreurs industrielles commises par les précédents dirigeants.

Une délégation du personnel a été reçue à 22h30 à la sous-préfecture de Rambouillet par le ministre du travail, Xavier Bertrand, venu soutenir son ami Gérard Larcher, candidat à la présidence du Sénat. Unanimes, les représentants du personnel ont souligné la nécessité de sauver l’emploi sur le site de Rambouillet et ont mis l’accent sur l’importance de l’entreprise pour tout un département qui souffre déjà de la crise de l’automobile.

19 septembre 2008

Aménagement de l’Ile-de-France : le projet Huchon « équilibré et viable »

Paris, 18 septembre 2008 (AFP) – Le Conseil économique et social d’Ile-de-France (CESR) a jugé jeudi « équilibré et viable » le projet de schéma d’aménagement à l’horizon 2030 de la région (SDRIF) qui sera adopté la semaine prochaine par le conseil régional.

« Le projet aujourd’hui présenté est équilibré et viable. Même s’il présente des insuffisances, il nous paraît suffisamment équilibré pour être soumis au débat conclusif » des 25 et 26 septembre, a affirmé au cours d’un point de presse Pierre Moulié, rapporteur du SDRIF pour le CSER.

Alors que le SDRIF fait l’objet d’un bras de fer entre l’Etat et la région, censés travailler « en association », M. Moulié a estimé qu’  « il n’y a pas de contradictions aujourd’hui entre ce projet et toutes les réflexions en cours qui se sont développées sur la gouvernance » de la métropole parisienne.

« Il n’y a pas non plus d’opposition avec le travail fait par le secrétaire d’Etat au développement de la région-capitale » Christian Blanc, a-t-il ajouté.

A propos de l’hypothèse de croissance de 2% retenue par le conseil régional, jugée insuffisante par M. Blanc, il s’est prononcé sur un taux « réaliste », supérieur à celui de la moyenne nationale et « du même niveau que celles retenues dans les grandes métropoles internationales dont Londres ».

« La région Ile-de-France doit être la région locomotive », a-t-il dit, demandant le maintien du comité de pilotage Etat-région pour l’application du SDRIF.

Pour le CESR, « le vrai test de validité du SDRIF sera sa mise en œuvre effective ».

Cela suppose déjà qu’  « il soit transmis » par l’Etat après son adoption, « comme la procédure le prévoit, et dans les meilleurs délais, au Conseil d’Etat en vue de son approbation par décret », estime-t-il.

Commentaire : Christian Blanc demande à la région de réviser sa copie au prétexte que le SDRIF manque d’ambition pour l’Ile-de-France en ne proposant pas une hypothèse de croissance de 5%. Alors même que le gouvernement est incapable de garantir une croissance supérieure à 1% cette année, il faudrait que nous nous engagions sur une hypothèse à 5%  sans aucune visibilité et dans un contexte économique qui frôle la récession. Ce choix relèverait de l’aveuglement et pourrait avoir pour l’Ile-de France des conséquences catastrophiques. Il est vrai que depuis mai 2007 le Président de la République a érigé la cécité en mode de gouvernement. Pour les résultats que l’on connaît ! Il est évident que Nicolas Sarkozy, qui mène un combat politique contre la région dirigée par les socialistes, fera tout pour empêcher la mise en application du SDRIF au détriment même de l’intérêt des Franciliens !

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